Publié le 23/10/2009 à 13:24 par jaimelire
Date de lecture 2009
Résumé L'auteure nous raconte dans ce roman son enfance, sa jeunesse, son entrée dans la vie adulte semée de voyages et rebondissements. Vous croyez qu'avec un nom à particule la vie vous ouvre toutes ses portes? N'en soyez pas si sûrs... Trimballée entre une mère maniaco dépressive et un père absent (qui fera des enfants à sa nouvelle femme jusqu'à temps qu'ils aient un garçon, histoire de léguer son patrimoine familial, à commencer par son nom), Nicole doit fuir la France pour l'Algérie, situation politique oblige. Dans un couvent, elle apprend les bonnes manières et reçoit une éducation religieuse. En revenant à Paris, elle est seule, seule face au monde sans famille pour l'aider. C'est en revenant d'un séjour en Angleterre où elle a donné des cours de français à de jeunes anglaises et reçu des cours de sténo et d'anglais, que sa vie débutera vraiment en France.
Un petit mot sur l'auteur Nicole de Buron est un écrivain français au style vif qui raconte dans ses romans à la 2ème personne du pluriel les aventures d’une femme écrivains et de sa « tribu ». Elle allie alors humour et expérience professionnelle.
Mon avis Autant Mon coeur tu penses à quoi? est un vrai succès, autant j'ai trouvé ce livre un tantinet fade. C'est vrai que le titre annonce la couleur: on va découvrir ce que l'auteur à vécu, ses aventures, ses mésaventures, ses rencontres... Mais trop c'est trop, on a l'impression que le personnage ne se pose jamais, toujours ballotée entre deux histoires. Récit d'un début de vie chaotique, ok, mais le lecteur ne sait plus où donner de la tête et décroche vite. On retrouve néanmoins avec plaisir dans quelques passages le style frais et dynamique de la plume de Nicole de Buron.
Editions pocket
Pages 274
ISBN 978 2 266 16638 6
Note 2/5
Un extrait Grand-père sortit de l'immeuble en tenue d'été, sa canne à la main, un bleueut à la boutonnière (le cher homme adorait les "bleuets militaires" et en portait dès le matin, y compris pour aller à sa banque). Que dirait il maintenant qu'il n'en resye plus un seul même dans les immenses hectares de blé de la Beauce? Ni ailleurs. Empoisonnés par les saloperies chimiques agricoles. De l'autre côté de la cour surgit doucement la Minerva, l'énorme voiture belge donc Grand-père était si fier. Joseph, le chauffeur, en uniforme de toile blanche, la conduisait. Il freina, sauta hors de la gigantesque automobile, ouvrit cérémonieusement la portière arrière gauche pour que son maître puisse s'asseoir confortablement sur la large banquette.
- Elles sont encore en retard! grommela mon ancêtre.
- Les voilà, monsieur le baron, dit gentiment Joseph.
En effet, Grand-mère apparut à son tour, son éternel chapeau-cloche noir enfoncé jusqu'aux yeux. Elle était habillée tout en noir depuis la mort en 1915 à Verdun de son unique fils.
Elle monta s'installer majestueusement à côté de Grand-père. Précédent Mademoiselle Anne, ma chère gouvernante, qui me tenait par la main, essayant de m'empêcher de sautiller de joie. C'était les vacances: nous partions trois mois à la campagne que j'adorais.
Publié le 11/10/2009 à 21:30 par jaimelire
Date de lecture: 2009
Résumé: Fille d'un universitaire leader d'une révolution étudiante contre la guerre du Vietnam et d'une mère artiste bohème, Hannah aspire à une vie tranquille. A l'université, elle recontre Dan, un futur médecin à la carrière prometteuse, au grand désesoir de sa mère qui lui vouit une vie plus passionnante. C'est tout de même avec lui qu'elle passera le reste de sa vie et avec qui elle aura deux enfants. A l'étrange disparition de sa fille Lizzie trente ans plus tard, Hannah va tomber dans une insupportable tourmente. Une aventure extra conjugale, des accusations mensongères, une fille devenue folle avant de disparaître, un fils qui la renie... Bientôt, tout le pays tournera le dos à Hannah qui n'a rien demandé.
Un petit mot sur l'auteur: Régisseur dans différents théâtre, cet auteur américain est vite amené à voyager pour son travail… et élira domicile de l’autre côté de l’Atlantique.
Mon avis: Aaaahhh Douglas Kennedy ! Encore et toujours autant de plaisir à le lire lui et ses mots bien choisis. Une vie ordinaire et des rebondissements inattendus sont les ingrédients de ce livre prenant et "surprenant". L'auteur nous invite à nous demander ce qu'est le bonheur, après tout. Avoir l'amour, l'argent et une famille? Ou vivre la vie comme une aventure de chaque instant? Tiraillé entre le modèle du couple libéré de ses parents et sa propre vie sage avec Dan, Hannah semble vouloir mener une vie "plan plan". Et quand l'ennui fait surface? Gérer sa vie est plus difficile que l'on ne le pense. L'auteur s'incruste aussi au coeur des relations humaines : parents/enfants, enfants/parents, mari/femme, amis/ amants. Une belle histoire qui nous fait faire le point sur notre propre vie.
Editions: Pocket
Pages: 599
ISBN: 978 2 266 163002
Note: 4/5
Un extrait: "Dan Buchan était l'antithèse de mon père. D'accord, il était grand et dégingandé, lui aussi, mais c'était leur seul point commun. Alors que Papa alignait le cursus du WASP exemplaire -secondaire à Choate, puis Princeton, puis doctorat à Harvard, ne fréquentant que les sanctuaires de l'Amérique Blanche, anglo saxonne et bien pensante -, Dan venait d'un obscur patelin de l'Etat de New York, Glen Falls, où son père était chargé de l'entretien des écoles locales et sa mère tenait un petit salon de manucure, et il était le premier de sa famille à faire des études supérieures, qui plus est en médecine."
Publié le 20/09/2009 à 18:02 par jaimelire
Date de lecture 2009
Résumé A travers des chapitres thématiques qui ressemblent plutôt à des sketches, le narrateur se pose des questions existentielles et tente d’y répondre. Pourquoi porter des nœuds papillon ? Comment la lecture d’un plan est toujours porteuse de conflit ?...
Un petit mot sur l’auteur Encore peu connu en France, David Sédaris voit sa popularité croître aux Etats Unis où ses petites histoires du quotidien peu communes amusent les américains.
Mon avis Drôle et peu commun, ce livre ne manque pas de piquant. L’auteur réussit à aborder les thèmes qu’il souhaite à la mode d’un One man show écrit. On imagine facilement un humoriste monter sur scène et relater ces questions existentielles. Petit bémol peut être : beaucoup de chapitres qui engendrent quelques longueurs et risquent d’ennuyer le lecteur.
Editions Editions de l’Olivier
Pages 292
ISBN 978-2879296340
Un extrait : C’était le week-end du mariage de mon frère, et mon père essayait de me convaincre de porter un nœud papillon. « Allez, disait-il. Laisse toi vivre ! » Dehors, de l’autre côté de la vitre, les vagues battaient contre la grève. Les oiseaux marins s’élevaient au-dessus de nos têtes en poussant des cris qui ressemblaient à « Pédé, pédé, pédé. » Porté avec un smoking, le nœud papillon peut éventuellement se défendre, mais avec un costume, je n’étais pas sûr que ça passe. Le modèle choisi par mon père était à rayures rouges et blanches, de la taille d’un papillon lune, et tandis qu’il avançait, je reculais vers la porte. « Ce n’est qu’un bout de tissu, disait-il. Ca ne change pas d’une cravate normale. Que ça tombe droit ou que ça se balade à l’horizontale, tout le monde s’en fiche ! »
Publié le 20/09/2009 à 17:37 par jaimelire
Date de lecture 2009
Résumé Fils d’un perd suicidé pour cause de surmenage et d’une mère "Ange" qui aime les autant que son popre fils, Jun, petit garçon de dix ans, tente de survivre tant qu’il le peut dans une petite ville du Japon. Vendant des petits gadgets à la sauvette, il attire l’attention d’un recruteur de sumo qui voit en l’enfant
un gros. Arrivera-t-il à le convaincre d’intégrer ses cours ? L’enfant s’épanouira t’il ?
Un petit mot sur l’auteur Eric-Emmanuel Schmitt est l’écrivain français le plus lu et le plus représenté dans le monde. Normalien et agrégé de philosophie, il a mis son premier pied dans le milieu au théâtre avec « Le visiteur ». Il connaît un succès international.
Mon avis Livre qui se lit facilement et rapidement, ce roman donne à réfléchir sur les préjugés de la société. On le compare à une fable de part son discours moralisateur. Après avoir lu le grand
La part de l’autre, le lecteur se voit un peu déçu.Il a d’ailleurs du mal à se faire transporter dans le monde du personnage. L’auteur ne nous fait pas rêver. Son style est pourtant toujours dynamique et sa vision du monde toujours aussi juste. . Une petite déception…
Editions Albin Michel
Pages 101
ISBN 978-2226190901
Note 3/5
Un extrait : Après neuf mois d'efforts, je dressai un bilan : sij'avais bien la taille nécessaire pour devenir sumo - il faut franchir le mètre soixante-quinze -,j'étais loin de rejoindre le poids minimum, soixante-quinze kilos. Il m'en manquait vingt.
Lorsque je considérais l'hercule Ashoryu, je ne pouvais m'empêcher de saliver. Qu'est-ce que je donnerais pour atteindre cent cinquante kilos, comme lui ! Les énormes, les molosses, les titans, ceux qui excédaient les deux cent vingt kilos, je ne les enviais pas,j'estimais qu'ils appartenaient à une autre espèce, tels des monstres préhistoriques égarés dans notre époque, dinosaures ou diplodocus humains qui nous auraient rendu visite. En revanche, peser cent cinquante kilos ! Même cent ! Voire quatre-vingt-dix !
Publié le 16/09/2009 à 23:11 par jaimelire
Date de lecture: 2009
Résumé: June est une conceptrice rédactrice en quête d'évolution dans sa carrièe. Sa vie va se retrouver bouleversée lorsque, dans un accident de voiture, la jeune femme qu'elle raccompagnait décède sur le coup. Cette dernière avait listé vingt objectifs à réaliser avant son vingt cinquième anniversaire, soit six mois plu tard. Rongée par la culpabilité, June décide de finir la liste à sa place. Sortir sans soutien gorge, passer la soirée avec un inconnu, proposer un gros projet au boulot...June n'imagine pas à quel point cette liste va changer sa vie.
Un petit mot sur l'auteur: Jill Smolinski est journaliste dans un magazine féminin. Pas étonant alors qu'elle écrive des romans pour les filles!
Mon avis: Voilà ce qu'on appelle un vrai roman de filles ! Léger, annecdotique, truffé de petites remises en question féminine... de qoi faire pâlir un vorace de littérature rien qu'à en voir la couverture. Pourtant, je dois dire que malgré mes appréhensions, je me suis laissée emporter par le destin de cette jeune femme. Est ce parce que nous avons le même métier ? Que je suis une fille ? que le style dynamique de l'auteur m'a embarqué ? Sûrement les trois.
Editions: France Loisirs
Pages: 416.
ISBN: 978 2 298 01200 2
Note: 3/5
Un extrait: "Après l'accident, j'ai essayé de reprendre le cours normal de ma vie, sans succès. Apparemment, j'avais oublié de tenir compte d'un fait irréfutable: savoir qu'on a tué quelqu'un est déprimant. Franchement, je ne comprends pas comment des Scott Peterson peuvent aller tranquillement à la pêche après ça. C'était à peine si je trouvais l'énergie d'aller bosser, et pourtant je connais mon boulot depuis si longtemps que je serais capable de le faire dans le coma. Les semaines se sont succédé. Les ecchymoses ont fini par disparaître, mais pas le désespoir qui me collait à la peau tel un brouillard gluant, et j'en suis venue à la conclusion qu'il existe deux types de catastrophes: celles qui vous secouent, vous incitent à saisir la vie à bras-le-corps, conscient que rien n'est jamais acquis et celles qui vous clouent au lit devant les programmes de téléréalité. La mienne appartenait à la seconde catégorie. N'ayant personne d'assez proche pour assister à ma chute, j'étais libre de m'écraser au sol. Pas de mari, pas de gosses. Pas de coloc. Mon petit ami Robert, m'avait quitté fin août, un mois après l'accident. On était proche de la rupture, de toute façon. A cette étape où tout le monde sait que c'est terminé, mais où on laise traîner les choses continuant, comme pour une vieille voiture, à coller des rustines et payer les réparations mineure en attendant que lâcheune pièce importante, la boîte de vitesses par exemple. En fin de compte, notre histoire a bel et bien ét foutue. Robert ne supportait plus l'épave que j'étais devenue et, pour être franche, son départ m'a soulagée. Avec le début des nouveaux programmes d'automne à la télé, c'est à peine si je l'ai vu remballer sa brosse à dents et sa paire de chaussures de rechange sous mon lit. Si seulement Marissa n'avait pas rédigé cette liste..."
Publié le 30/08/2009 à 19:34 par jaimelire
Date de lecture 2009
Résumé Mohamed voit rouge lorsque sa fille, Myriam, lui présente son nouvel amoureux : Gaston, un français pure souche, blanc et de religion différente. La pression ne fait qu’augmenter quand il apprendra qu’il doit cohabiter avec son nouveau gendre le temps qu’il débute une nouvelle vie dans la capitale française alors que Myriam termine ses études à Toulon. En attendant, Mohamed se réfugie dans ses contes et légendes qui cachent un lourd secret de famille. Les deux hommes vont-ils parvenir à vivre ensemble ? Une trêve est elle possible ?
Un petit mot sur l’auteur Akli Tadjer a déjà écrit plusieurs romans dont Le porteur de cartable qui fut l’objet d’une adaptation dans un téléfilm.
Mon avis Voilà une lecture plaisante qui montre que la vie réserve toujours son petit lot de surprises qu’il faut savoir gérer et relativiser. Ce qu’on croit mauvais peut se révéler être bénéfique. L’auteur combat également des généralités religieuses et des débats de société avec une petite leçon de vie, une bonne dose d’émotions et beaucoup d’amour.
Editions JC Lattès
Pages 327
ISBN 978 2 7096 2392 6
Note 3/5
Un extrait « Myriam qui n’était pas dupe m’avait accroché le bras et présenté le gus.
- Gaston, c’est son prénom.
J’ai concédé un lapidaire « enchanté ». Il a dégagé les épaules et relevé le menton.
-Leroux. Gaston Leroux comme…
- Rouletabille. Merci. Je connais mes classiques, jeune homme.
- Je ne voulais pas vous vexer. D’habitude on pense plutôt à la chicorée, rarement à l’auteur, c’est pour ça que…
J’avais à l’idée qu’avec son sourire de trompe-couillon il me prenait pour un toquard de premier choix. Myriam a poursuivi :
-Mon père, c’est Mohamed, ça, tu le savais déjà gaston.
On s’est de nouveau serré la main. Une poignée de main molle cette fois. Une poignée de main pour rien.
-Comment voulez-vous que je vous appelle ? Monsieur ? Mohamed ? Monsieur Mohamed ? Alors ?
Myriam a tranché. Ce serait Mohamed. Le gus s’est assis à la décontracte sur l’accoudoir du fauteuil Club et m’a fait un clin d’œil. »
Publié le 30/08/2009 à 19:27 par jaimelire
Date de lecture 2009
Résumé Dans sa jeunesse, Paul Copeland était animateur dans une colonie de vacances jusqu’à ce quatre des adolescents qu’ils devaient surveiller ont disparu dans d’étranges circonstances dans les bois. Sa sœur faisait partie des victimes et son corps n’a jamais été retrouvé. Ce drame a détruit de nombreuses vies à commencer par celles de la famille des victimes, des moniteurs, du directeur de la colonie…Le prétendu coupable purge sa peine dans une prison. Aujourd’hui, Paul est le procureur. Il se verra replongé dans cette affaire alors que de nouveaux éléments lui laissent croire que sa sœur est toujours vivante.
Un petit mot sur l’auteur Diplômé de Sciences Politiques, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et ses quatre enfants. Il est l’auteur de nombreux polars dont Ne le dis à personne, adapté au cinéma par Guillaume Canet. Le public et la critique sont de son côté. Un auteur comblé !
Mon avis Du suspense, du mystère et de nombreux rebondissements… tels sont les éléments réunis dans ce polar qui en font un vrai succès. Harlan Coben ne nous déçoit pas avec ce roman, nous emmenant de surprises en surprises. L’histoire est parfois complexe, elle fait appel à de nombreux personnages mais c’est en faisant intervenir le drame familial, le destin chaotique et les émotions du personnage principal que le lecteur se passionne au fil des pages. Encore un petit bijoux du roi du polar !
Editions Pocket
Pages 491
ISBN 978 2 266 19194 4
Note 4/5
Un extrait « Ils étaient forcément au courant. A dix-huit ans, j’ai travaillé comme moniteur dans une colonie de vacances. Une nuit, quatre de nos ados –Gil Perez et sa copine Margot Green, Doug Billingham et sa copine Camille Copeland (autrement dit ma sœur)- se sont aventurés dans les bois. On ne les a jamais revus. Deux corps seulement ont été retrouvés. Margot Green, dix-sept ans, a été découverte égorgée à une centaine de mètres de la colonie. Doug Billingham, également dix-sept ans, a été trouvé huit cent mètres plus loin. Il portait des traces de coups de couteau, mais lui aussi était mort égorgé. Les cadavres des deux autres –Gil Perez et ma sœur Camille- sont restés introuvables. »
Publié le 12/08/2009 à 13:02 par jaimelire
Date de lecture : 2009
Résumé :C’est lors d’une promenade dans les jardin du palais royal, que la Reine d’Angleterre découvre le biblio bus qui passe par là tous les mercredi. Elle entame la lecture d’un bouquin et, prise de passion dévorante pour la lecture, finit par enchaîner les livres les uns après les autres. Petit à petit, sa passion prend le pas sur ses obligations au grand désespoir de ses sujets et de sa famille qui ne peuvent la raisonner. Mais que deviendra l’Angleterre ?
Un petit mot sur l’auteur : Alan Bennett a déjà conquis le public anglais grâce à ses pièces de théâtres, ses séries télévisées et ses romans. Avec un humour « so british » et un style décalé, il se fait une place petit à petit sur le marché français.
Mon avis : Le risque est grand quand on a une position telle que la reine d’Angleterre et qu’on est foudroyée par une passion prenante. Ce roman reflète bien le pouvoir de la lecture sur l’homme. On s’attache à une histoire, des personnages, puis les phrases nous emmènent vers un autre monde. Impossible de refermer le livre tant qu’on ne l’a pas achevé. Ensuite, on recommence avec un autre. Une sorte de frénésie qui nous renferme dans un cocon. Alan Bennett mène sa barque avec autant d’humour et de réflexion sur les priorités de la vie. Un petit bémol tout de même: une fois la passion de la reine découverte, le roman manque un peu d'énergie et de dynamisme. Un livre pour tous ceux que la passion de la lecture démange…
Editions : Denoël
Pages : 174
ISBN : 978 2 20726012 8
Note : 2/5
Un extrait : « La semaine suivante, elle comptait demander à l’une de ses caméristes de rapporter l’ouvrage, mais se retrouva embarquée par son secrétaire particulier dans un examen beaucoup plus détaillé de son emploi du temps qu’elle ne l’estimait nécessaire. Aussi saisit-elle ce prétexte pour couper court à la discussion – il s’agissait de la visite qu’elle devait rendre à un laboratoire de recherche- et déclara soudain qu’on était mercredi et qu’elle devait rapporter le livre qu’elle avait emprunté au bibliobus. Son secrétaire particulier, sir Kevin Scatchard, un Néo-Zélandais ultra-consciencieux dont on attendait beaucoup, remballa à regret ses dossiers, en se demandant pourquoi Sa Majesté avait besoin des services d’un bibliobus alors qu’elle avait en permanence plusieurs bibliothèques à sa disposition. »
Publié le 04/08/2009 à 17:06 par jaimelire
Date de lecture : 2009
Résumé : Salvador Fuensanta est balayeur dans un aéroport espagnol. Fantasque et affable, ce personnage parfois mythomane sur les bords, est plus efficace à discuter avec les voyageurs qu’à faire briller le sol. Il suffit de laisser traîner un journal, s’éventer avec un livre, fumer une cigarette ou tout simplement attendre sur un siège pour que le vieux monsieur, qui a vu passer du monde dans cet aéroport depuis des années, vienne entamer la discussion avec vous. Vous entendrez alors des histoires des plus incroyables sur la destination que vous avez choisi. Il ira même jusqu’à élaborer une théorie hallucinante sur la non existence du Japon qui serait en fait un pur concept marketing. Faut il le croire ? A vous de voir !
Un petit mot sur l’auteur : Alberto Torres-Blandina est un artiste complet. Il vit a Valence et est musicien, chanteur, compositeur, professeur d’Espagnol et maintenant écrivain !
Mon avis : Sous forme de monologue, on se demande parfois si ce vieil homme ne discute pas tout seul, si le voyageur existe vraiment. Quoiqu’il en soit, avec un locuteur unique, ce roman gonfle en crédibilité et prend des airs de one man show écrit. Aussi drôle que touchant, Salvador fait voyager les voyageurs (et le lecteur) avant même qu’ils ne montent dans l’avion. La solitude, le rêve d’une vie meilleure, l’ennui, on ne sait pas vraiment ce qui le pousse à raconter toutes ces histoires mais l’on s’attache vite à ce vieil homme en quête d’une pointe de fantaisie dans une vie routinière. A lire pour ceux qui ne supportent pas d’attendre !
Editions :Métailié
Pages : 159
ISBN :978 2 86424 686 2
Note : 4/5
Un extrait :« J’imagine ceux qui l’ont inventé…
- D’abord, un sport national…
- Deux obèses en string qui se frappent en se poussant, ce serait drôle, non ?
- Et la nourriture, qu’est ce qu’on pourrait trouver de pire ?
- Du poisson cru, ça paraît répugnant…
- Oui… et avec des baguettes, ha ! ha !, pour qu’ils n’arrivent pas à le saisir…
- En plus ils vont s’asseoir par terre et se bousiller les reins…
- Et la langue ?
- Quasi impossible à apprendre…
- Avec deux alphabets… ha ! ha !
- Non, non, trois…
Imaginez la rigolade… Vous ne comprenez pas de quoi je vous parle ? Je vais vous expliquer. Mais parlons plus bas. Il ne faut pas que ça se sache. A vous je le dis parce que sous peu le personnel de bord vous l’apprendra. Alors peu importe que vous le sachiez avant ou après : le Japon n’existe pas. Je sais que ça paraît bizarre. Ne me regardez pas comme ça. Le Japon n’est qu’une façade. Une opération de marketing comme une autre. On l’a inventé pour vendre de la technologie. Et ça a marché. Made in Japan est aujourd’hui le meilleur label pour vendre une voiture ou un téléviseur. J’ai fait la même tête que vous quand je l’ai appris. J’ai entendu qu’on le disait à des touristes qui, comme vous, avaient acheté un billet d’avion. »
Publié le 28/07/2009 à 13:39 par jaimelire
Date de lecture : 2009
Résumé : Récemment intégré au FBI, Alex Cross est vite placé sur une étrange affaire. Un homme d’affaire russe se faisant appelé le Loup, enlève et vend à de riches hommes de magnifique femmes blanches. Tiraillé entre ses enfants et sa vie professionnelle chargée, Alex Cross tente par tous les moyens de mettre fin à ce trafic humain.
Un petit mot sur l’auteur : James Patterson a 27 ans lorsqu’il débute sa carrière d’écrivain. Fan de Charles Dickens et de thrillers, il écrit une série de onze livres dont le personnage central est Alex Cross, agent du FBI. En dehors de cela, il a écrit plus de vingt romans.
Mon avis : Peu de polar sur ce blog mais agréablement surprise par celui-ci. Le lecteur ne suit pas uniquement la traque d’un criminel mais aussi la dimension humaine animée par le personnage. L’agent reconnu du FBI est aussi un père célibataire qui doit jongler entre sa famille et son travail prenant. Au fil des chapitres, l’on suit enlèvements, violences du Loup, enquête d’Alex Cross et aussi sa vie de famille. Si cela peut paraître totalement décousu comme façon de narrer les évènements, cela se révèle payant puisque le suspens est maintenu.
Un extrait : « Ma tête bourdonnait. Mauvais signe. Je savais depuis ma lecture hâtive desdits rapports que plus de deux cent vingt femmes étaient portées disparues en ce moment même aux Etats-Unis et que le Bureau avait rattaché au moins sept de ces disparitions à des « réseaux de traite des blanches ». Ca prenait là une vilaine tournure. Il y avait une forte demande de femmes blanches, pagées de vingt à trente an, dans certains milieux. Les prix pouvaient atteindre des montants exorbitants… en cas de ventes au Moyen-Orient et au Japon. Atlanta avait été le pivot d’un autre type de scandale lié à l’esclavagisme sexuel, quelques années plus tôt. Il concernait des Mexicaines et des Asiatiques introduites clandestinement sur le territoire américain, que l’on avait forcées ensuite à se prostituer en Géorgie et dans les deux Caroline. Cette affaire avait un autre lien possible avec Juanita, au Mexique, où des centaines de femmes avaient disparu au cours des deux dernières années. »
Editions : Le livre de poche
Pages : 410
ISBN :978 2 253 12305 7
Note : 3/5