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5/5 bravo.
Par Alyson, le 18.03.2012
je comprends. la plume de de rsnay est envoutante ! a bientôt.http: //jaimelire.ce nterblog.net
Par jaimelire, le 14.03.2012
super livre moi qui n'aime pas trop lire et bin là j'ai adoré
Par corentin, le 11.03.2012
c'est un livre qui parle de faits historiques tout en suivant le destin bouleversant d'une petite fille juive
Par jaimelire, le 02.03.2012
c'est quel genre de livre ?
Par Anonyme, le 01.03.2012
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Date de création : 29.09.2008
Dernière mise à jour :
16.03.2012
61 articles
Décortiquer un conte pour y piocher les plus grands secrets des femmes, c’est le pari que s’est lancé Clarissa Pinkola Estés dans cet ouvrage. Elle va rechercher au plus loin ce qu’a pu être la femme et comment celle-ci a évolué, changé, été modifiée par la sociétéqui l’entoure et la culture. Elle propose ainsi une vraie réflexion sur notre identité, les valeurs et aussi notre inconscient. Barbe bleue, la petite marchande d’allumettes ou même la vierge Marie, ce livre permet à chaque femme de (re)partir à la conquête de la Femme sauvage.
Clarissa Pinkola Estés est une américaine d’origine hongroise. Conteuse et psychanalyste, elle est à l’origine du concept de la Femme Sauvage.
Ai-je aimé ce livre ou non ? Telle est la question. Je ne sais pas bien à vrai dire. Je n’ai pas réussi à le finir, c’est donc que certains aspects m’ont dérangé. Pourtant, lecteur comme lectrice, on se sent comme grandi en le refermant. Comme nourris d’une pensée, d’une envie de méditer, d’observer et de trouver sa place. Une sensation de réconfort qui se laisse vite remplacer par des remises en question existentielles. L’auteure parvient à établir avec justesse un comparatif entre des contes enfantins et des connaissances en psychologie pour dépeindre un portrait de la femme à travers le temps. C’est un des dons que l’on ne peut refuser à Clarissa Pinkola Estés. On reçoit avec plaisir son savoir, son expérience, des retours de ses voyages et sa touche d’humour. Les femmes retrouvent au fil de la lecture leur « nature sauvage » ou un certain équilibre libéré des contraintes de la société qui les entoure. Même si ce livre est qualifié de féministe, je pense qu’il peut-être lu par les hommes afin que ces derniers tentent de comprendre le fonctionnement des femmes. Toutefois, je me sens quand même obligée de parler des aspects plus négatifs. L’ennui a été présent à plusieurs reprises lors de la lecture ; sans doute à cause de la foultitude de détails parfois pesants ou certaines références en psychologies difficiles à cerner. Peut être que la magie de Noël ne me mettait pas dans de bonnes conditions pour accueillir ce livre. J’avais plus envie d’une lecture légère avec une belle histoire humaine. En somme, c’est une thérapie à lire… en plusieurs fois !
Un extrait un peu particulier : il s’agit de l’avant-propos de cet ouvrage que je trouvais totalement adéquat pour présenter la manière de penser de l’auteure.
« Nous éprouvons toutes un ardent désir, une nostalgie du sauvage. Dans notre cadre naturel, il existe peu d’antidotes autorisés à cette brûlante aspiration. On nous a appris à en avoir honte. Nous avons laissé poussé nos cheveux et nous en sommes servies pour dissimuler nos sentiments, mais l’ombre de la Femme sauvage se profile toujours derrière nous, au long de nos jours et de nos nuits. Où que nous soyons, indéniablement, l’ombre qui trotte derrière nous marche à quatre pattes.
Aux éditions Le livre de Poche
731 pages
ISBN 978 2 253 14785 5
Note : **/5
Petit retour en arrière. Direction la ville de Jackson, Mississipi dans les années 1960. En ce temps là, il y a comme une frontière invisible qui sépare le monde de la haute société avec les personnes blanches d'un côté et les personnes de couleur de l'autre. Pas question de se mélanger sauf pour ces bonnes qui vont, chaque jour, se mettre au service des blanches. Tour à tour, le lecteur suit le parcours d'Aibeleen et Minny, deux bonnes : l'une accepte tant bien que mal la situation tout en regrettant de ne pas avoir pu poursuivre ses études et l'autre, au caractère bien trempé, qui ne se laisse pas faire par ses patronnes à ses risques et périls. Il y a aussi Eugénia, dite Miss Skeeter, une jeune blanche banale avec peu d'atouts physiques et qui a beaucoup de mal à se frayer une place dans la société. Pourtant, un jour, Miss Skeeter se rend compte de l'anormalité de la situation et grâce à sa plume, décide d'entreprendre l'écriture d'un livre dans l'espoir de faire bouger les choses. Elle fait donc dans le grand secret parler une dizaine de bonnes sur leurs conditions de travail chez les blanches, quitte à se mettre toute la ville à dos. Se rend elle compte des conséquences et du danger que cela va générer ? Le livre sera t'il publié ? Les bonnes connaîtront elles un avenir meilleur ?
Kathryn Stockett a grandi dans la ville de Jackson qui l’a inspiré pour ce roman. Elle travaille actuellement sur l’écriture de son second roman.
Mon petit coup de cœur de cette fin d’année… Ce livre parle bel et bien de ségrégation raciale, une époque où, malgré les injustices, il valait mieux suivre le droit chemin plutôt que de penser à un éventuel changement. Au bout de quelques pages, on s’étonne de voir à quel point ces jeunes femmes, à qui le destin n’a pas donné les même chances se complaisent d’une certaine manière à vivre leur vie. Pourtant, les bonnes font réellement preuve de courage pour endure leur vie aussi bien chargée à la maison, que leur soumission aux blanches, leur non-liberté d’expression…. Tout autant que Skeeter, de l’autre côté de la barrière et qui a le courage de penser, juger, assumer et oser changer les choses. Parfois même, il est difficile d’imaginer que cela a pu exister.
Dans un monde où le paraître est primordial, c’est sûrement la banalité de Skeeter et le fait de ne pas sentir à sa place qui lui permet de franchir le pas. Tout comme les blanches ont leur vie privée et leur vie publique, on peut lire un certain mépris envers les noirs et une forme de reconnaissance à la fois. Peut-être se rendent-elles comptent que ce sont les bonnes qui les ont élevées et qui élèvent leurs propres enfants.
« Ce dont je suis certaine, c’est cela : je n’irai pas jusqu’à penser que je sais ce qu’on ressent quand on est une Noire dans le Mississipi, surtout dans les années 1960. Je ne pense pas que n’importe quelle Blanche qui verse un salaire à une noire pourra jamais réellement y comprendre quoi que ce soit. Mais tenter de comprendre est vital pour l’humanité. Il y a une phrase dans La couleur des sentiments à laquelle je tiens particulièrement :
« N’était ce pas le sujet du livre ? Amener les femmes à comprendre. Nous sommes simplement deux personnes. Il n’y a pas tant de choses qui nous séparent. Pas autant que je l’aurais cru. »
Et c’est là la clé de cet ouvrage ! Les patronnes ont commencé à comprendre et, petit à petit, les mentalités ont changé. Et la suite, on la devine, non ?
A lire absolument pour une touche d’émotions, de rage, d’espoir et de courage. Bouleversant !
Un extrait : " Alors, pourquoi tu m'as fait venir si tôt ? je demande. Je te manquais ou quoi ?
- Non, c'est rien de grave. C'est juste pour quelque chose qu'on m'a dit.
- Quoi ?"
Aibileen respire un grand coup, regarde autour de nous si on nous écoute pas. On est comme des reines, ici. Il y a toujours des gens pour nous coller.
-Tu las connais, Miss Skeeter ? elle demande.
- Je t'ai dit que je la connaissais l'autre jour.
Elle baisse encore la voix.
- Tu te rappelles la fois où j'ai trop parlé et où je lui ai dit que Treelore écrivait des histoires sur les Noirs et les Blancs ?
- Oui, je me rappelle. Elle veut te faire un procès pour ça ?
- Non, non. Elle est gentille. Mais elle a eu le culot de me demander si j'avais pas des copines chez les autres bonnes qui voudraient raconter comment ça se passe quand on travaille chez les Blancs. C'est pour mettre dans un livre.
- Et alors, qu'est-ce que t'en dis ?
Aibileen hoche la tête et elle hausse les sourcils.
- Hum.
- Tsss! Eh bien, réponds-lui que c'est tous les jours fête. Qu'on rêve de passer le week-end chez elles à astiquer l'argenterie."
Aux éditions Jacqueline Chambon
Parution en 2010
ISBN 978 2 7427 92917
528 pages
Note***** /5
L’auteure commence par une longue introduction sur Isabelle de Bourbon-Parme ainsi que de sa famille afin que le lecteur, féru d’histoire ou non, situe le contexte des lettres à venir. Ensuite, elle publie non moins de 190 lettres qu’Isabelle de Bourbon-Parme a écrit à sa belle sœur,l’archiduchesse Marie-Christine, entre 1760 et 1763. Le cœur de ses lettres portait sur ses sentiments envers cette femme qu’elle ne devrait pas aimer. Amour, sentiments crus mais aussi vie de princesse, confidences et ragots sur les membres de la cour, Isabelle se confie sans merci.
Je ne suis pas une grande passionnée d’histoire et d’ailleurs mes connaissances sont assez limitées… C’est sans doute pourquoi, j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans ce trésor retrouvé. L’introduction d’Elisabeth Badinter n’était donc pas inutile pour moi et a permis de m’y retrouver dans une époque que je connaissais peu. Même si j’ai parfois perdu le fil, je me suis ensuite extasiée devant le talent d’écriture et la finesse du style d’Isabelle (malgré son franc parler évident). On éprouve beaucoup de compassion pour cette femme à la quête de liberté, à qui chaque conduite est guidée par des codes et de laquelle on attend surtout de sa descendance… Elle trouve donc dans ces lettres d’amour une dose de courage et une échappatoire à une vie assez rude pour cette princesse pas comme les autres.
Elisabeth Badinter est une historienne ainsi qu’une philosophe féministe française.
Aux éditions Le livre de poche
252 pages
ISBN 978 2 253 08884 4
1ère parution 2008
Note***/5
1988, un soir. 2000, le lendemain, mariée et 3 enfants. Marie se réveille un beau matin avec un trou noir de 12 ans. Il faut dès lors réapprendre la vie, faire connaissance avec son entourage, retrouver des habitudes que l'on ne connaît pas... sans éveiller les soupçons de qui que ce soit. A qui se confier ? Comment connaître sa propre histoire ? Marie, au fil de sa nouvelle vie, tente de recoller les morceaux pour lui donner un semblant de cohérence. Bien sûr, impossible de cacher qu'en douze ans, il s'en passe des choses. Il faut donc composer un nouveau rôle de maman alors que la veille elle n'était encore qu'une jeune femme frivole. Il faut soigner son petit mari et sa vie de couple alors qu'on pensait qu'elle n'existait que depuis 24 heures. Et puis, il faut improviser avec tous ces gens qui vous tombent dans les bras alors que leur visage ne vous évoque absolument rien !
Grande voyageuse dans l’âme, Frédérique Deghelt est avant tout journaliste et réalisatrice.
Personne n'aimerait être à la place de Marie ! Se retrouver propulsé dans le futur sans connaître son environnement, sans savoir sur qui compter, sans savoir comment s'y prendre pour renouer avec la vie... Pourtant, cette histoire captive autant qu'elle surprend. A chaque nouvelle étape pour Marie, on aimerait la conseiller, la réconforter et la soutenir comme on le ferait avec une amie. Oui, un lien semblable à l'amitié se crée avec le personnage. Sans doute, grâce au style frais, jeune et dynamique de l'auteure qui nous glisse un peu dans la peau de son héroïne.
Fluide et fascinant, ce roman se lit d'une traite et nous laisse songeurs sur notre avenir et le temps qui passe en général. Plus que tout, les notions de confiance, de pardon et de confidence sont au coeur de l'histoire.
Et puis, il y a Pablo, le mari (ou le coup d'un soir devenu soudainement époux), qui ignore tout de l'amnésie de sa femme, qui connaît le passé et qui redécouvre, au fur et à mesure la Marie qu'il a rencontré en 1988. Interrogations, doutes mais beaucoup d'amour. Peut être que le trou de mémoire de Marie sera bénéfique pour leur couple... Compréhensif mais chamboulé, Pablo ne sait plus bien sur quel pied danser avec sa bienaimée qu'il pensait connaître et avec qui il a traversé une crise il y a peu. Pardonner ? Se faire pardonner ? Faire semblant que tout va bien ? Profiter d'un renouveau de bonheur ? L'évolution de Pablo est aussi très intéressante dans ce roman.
Un livre qui ne vous quittera plus ! Pas étonnant qu'il ait reçu en 2010 Le prix des lecteurspar Le livre de Poche !
Aux éditions Le livre de poche
Première publication aux éditions Actes sud en 2007
ISBN 978 2 253 12577 8
252 pages
Note ****/5
Un extrait : "Hier soir, nous étions encore en 1988. Jeudi 12 mai. Un jour de décalage. C’est noir sur blanc, et ça veut dire que douze années se sont écoulées. En 1988, où je crois être encore, je viens de rencontrer Pablo. Mais en 2000, où je viens d’arriver, nous avons deux enfants. Mais moi, où suis-je dans tout ça ? Je ne me souviens de rien… Sinon du septième étage d’une rue de Montmartre. Je revois Pablo m’emmenant sur le balcon admirer le Sacré-Cœur. Pablo, la tête enfouie dans mon corsage, hurlant au milieu des fleurs qu’il me désire. Pablo qui, pour l’instant, est mon seul lien avec la veille."
La petite Clara est autiste. Une maladie difficile à accepter pour ses parents. D’ailleurs, sa mère, Lorna, devant l’absence de démonstration affective, prend peur et s’en va, laissant sa fille seule avec Ferdinand. Celui-ci découvre un jour dans le cahier de dessins de sa fille des phrases parfaitement écrites relatant des évènements futurs. Avec l’équipe de l’hôpital de jour, il tente de mener son enquête pour comprendre la situation. Quand Lorna revient vers eux, elle révèle un lourd secret de famille qui fera considérablement avancer les recherches. Une guérison possible pour Clara ?
Patrick Cauvin, est né à Marseille en 1932. Il nous a quitté récemment (Août 2010) après avoir écrit plus de 30 romans.
Une couverture qui ne m’inspire pas plus que ça. Un titre qui ne m’accroche pas trop. Pourtant, je démarre la lecture et là, je me retrouve comme aspirée au cœur de cette histoire à la fois touchante et effrayante. Sensible à la détresse des parents qui côtoient ce genre de maladie, je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire, à comprendre leurs peines et leurs petits moments de bonheur. L’auteur stagne sans cesse entre réalité pure et dure et le paranormal.
Si le lecteur est décontenancé dès les premières manifestations de « l’étrange », il en est de même pour les parents de Clara, aussi terre à terre que nous. Apréhensions, questions… Pas facile d’oser croire à la réincarnation. Pourtant, l’espoir de voir un jour leur fille épanouie les fait avancer et entrer dans la quête de la vérité. On espère à tout prix une issue heureuse, une guérison de la petite et beaucoup de bonheur pour cette famille qui a tant souffert.
Pas très friande des romans « fantastiques » ou « surnaturels », j’ai tout de même eu du mal à croire aux pistes du couple et à espérer avec eux. Peut être suis-je trop rationnelle…
De plus, Patrick Cauvin a le don de placer un élément qui fait, soyons francs, froid dans le dos à chaque fin de chapitre. De quoi me triturer toute la journée en attendant avec impatience le soir de connaître la suite du périple des personnages.
Pas émerveillée par le style de Patrick Cauvin, je n’étais pas moins attirée par le mystère et le suspense ménagés de ce roman.
Un extrait : « - Il est tard mais vous m’avez dit que…
C’était Morlon.
- Vous avez bien fait, je ne suis pas encore couché. Avez-vous du neuf concernant notre affaire ?
J’ai senti l’hésitation, une seconde en trop, suspendue.
- Je n’ai pas mené une enquête de détective, mais Leïla, qui s’occupe plus particulièrement de votre fille m’affirme que personne n’a pu écrire dans ce cahier sans qu’elle s’en aperçoive. Elle m’a d’ailleurs fait remarquer une chose : ce n’est que depuis une quinzaine de jours que Clara tient à l’emporter chez elle et à le rapporter.
- Et avant ?
- Il restait dans son casier avec ses affaires de la salle de jeux. Je ne vais pas entrer dans les détails techniques, mais cette volonté de garder, en quasi-permanence avec elle, un moyen d’expression, peut représenter un tournant dans…
- Un tournant positif ?
- Pas nécessairement. Soit elle cherche à agrandir le champ de ses possibilités créatrices qui ne sont plus limitées à son travail à l’hôpital, soit elle rentre dans un processus de maniaquerie qui l’entraîne à ne jamais de séparer d’éléments avec lesquels elle entretient un rapport de servitude. »
Aux éditions Le livre de poche
251 pages
ISBN 978 2 253 11731 5
Date de la première parution : 2004
Note : ***/5
Bruges, la Venise des Flandres, un lieu hautement touristique. C'est dans ce décor romantique et habituellement paisible qu'un homme d'affaire allemand se fait assassiné. Quelques jours plus tard, un attentat se produit contre un grand monument brugeois. C'est le commissaire Pieter Van In, une grande gueule lunatique un tantinet alcoolique qui mène l'enquête. Avec ses deux compères Hannelore Martens,substitut du procureur et amante du dit commissaire et le bienveillant Versavel, qu'il va tenter de résoudre l'affaire. Un parcours semé d'embuches...
Pieter Aspe était négociant en vin, employé d'une caisse de mutualité ou encore concierge d'une basilique avant de devenir écrivain. Reconversion professionnelle réussie !
Il est froid, il est sec et cassant. Non, Pieter Van In n'est pas facile à vivre ; tant comme patron que comme amant. Mais derrière son franc parler redoutable, se cache un homme qui noie sa détresse dans les méandres de l'alcool. Et c'est cette attitude bipolaire qui renforce l'attrait de ce roman. Cette histoire d'attentat et d'assassinat ne tiendrait pas debout sans la personnalité du commissaire. Parfois même, on quitte totalement le cadre de l'enquête pour plonger dans les frasques du facétieux et rusé Van In.
Je pensais trouver un polar de seconde zone mais c'est sans compter sur la plume de l'auteur. J'ai apprécié cette petite escapade lugubre dans les rues de Bruges, ville que je connais bien. C'est d'ailleurs ce qui a motivé ma lecture. Au début, j'ai tout de même eu du mal avec la profusion de noms flamands pas toujours évidents à relier entre eux. Mais au fil des pages, on rentre dedans et se laisse embarquer par le fluidité des mots et l'humour qui coulent dans ce livre. Un polar, oui, mais pas que ! Des histoires de vie et des thèmes variés : dépression, alcoolisme et amour aussi ! A la hauteur du personnage principal, ce polar a du répondant !
Aux éditions Le livre de poche
341 pages
ISBN 978 2 253 12702 4
Un extrait : " La police avait bouclé la place Guido-Gezelle. On avait beau n'être qu'à la mi-février, les touristes se pressaient derrière les barrières de sécurité.
"Avec les moustiques, au moins, on a la paix en hiver !" grommela Van In à lattention de Versavel en se frayant un chemin à travers la petite foule. Heureusement, un agent les repéra et déplaça une barrière pour les laisser passer après avoir fait le salut réglementaire. Léo Vanmaele trottina jusqu'à eux.
"C'est toujours les mêmes qui travaillent, hein ?!" dit-il, plein d'entrain.
"Le patron du Schrijverke offre du café et du cognac !" ajouta-t-il en posant sur Van In et Versavel des yeux pétillants.
Van In regarda à la ronde. Tous les flics présents s'activaient. Il ne voyait aucune raison de décliner cette offre si sympathique."
Note : ***/5
Lors d'une visite scolaire dans le camp de concentration de Bunchewald, un jeune professeur de lycée pose son regard sur une photo de déportés. Parmis eux, un homme ressemble étrangement à son père. Mêmes traits, même regard, même air, la ressemblance est troublante. C'est au prix de longues recherches qu'il tissera peu à peu les liens qui rassemblent cet homme à sa famille. Les vestiges d'un passé douloureux font surface : plus qu'une violence historique, c'est lui même qui se retrouve écorché vif dans la vie !
Fabrice Humbertest un professeur de lettres au lycée franco-allemand qui est déjà à l'origine de plusieurs romans.
On en a lu des livres sur la guerre, les camps de concentration et les conditions de vie de l'époque. Chacun de nous a forcément un ancêtre qui pourrait nous parler d'histoires fascinantes sur cette période. C'est sûrement cela qui nous intrigue dans ce roman : cette histoire pourrait être la nôtre. Parti d'un doute, le narrateur nous embarque comme témoin et nous immisce dans les petits coins sombres de sa famille. Une soif de découverte, le besoin de savoir.... Qui du lecteur ou du narrateur est le plus déterminé ? Agréablement surprise par cette histoire patchwork : l'auteur assemble passé, présent et futur tout en nous maintenant en haleine jusqu'à la dernière page. Et si le vécu de nos ancêtres avait un impact sur notre propre comportement ? Une écriture sèche qui fait valser faits et souvenirs pour rendre la part belle à une (des) histoire(s) de vie et au passé. Pour que l'on n'oublie jamais...
Aux éditions Le livre de poche
343 pages
ISBN 978 2 253 12946 2
Un extrait : "Mes propos sur Weimar espéraient toutefois une autre réaction. La photographie m'avait frappé et même si une semaine s'était écoulée, je ne l'avais pas oubliée. A présent que je me trouvais en face d'Adrien, la proximité physique était irréfutable. J'avais observé le prisonnier en songeant à mon père, je contemplais mon père en songeant au prisonnier. Mêmes traits. Mêmes yeux noirs, même chevelure noire, certes en partie blanchie par la soixantaine, même machoire forte et carrée."
Note : ***/5
2009. C. court le 800 mètres aux Jeux Olympiques et remporte la médaille d’or. Quelle fierté pour cette sud-africaine ! Pourtant, les suspicions sur sa féminité commencent à faire du bruit. C., cette femme qui court si vite, qui a peu de poitrine, les traits marqués, et qui revêt toujours un short à chaque course est -elle vraiment une femme ? Plus qu’une question de tricherie et de remise des médailles, c’est la dignité et l’honneur de C. qui est ébranlé.
Après des études en sciences politiques, Tania de Montaigne fait des apparitions sur le petit écran (Canal J, chroniqueuse pour Jean Luc Delarue, Nulle Part Ailleurs…). Mais son ambition la porte plus loin : elle est également l’auteure de plusieurs romans.
Petit livre. Petite déception. Ce n’est pas tant le contenu mais plutôt la rapidité à lire ce bouquin. Avec 26 pages, il est fini en ¼ d’heure. On ne s’en fera pas un bouquin de vacances. Pourtant, l’histoire m’avait intrigué : toute cette intégrité remise en question sur des rumeurs, faire subir de telles humiliations à cette jeune coureuse prometteuse, l’identité bafouée de la sud-africaine… J’en voulais plus ! Je voulais qu’on me dépeigne plus de portraits, en savoir plus sur l’environnement de la jeune femme, le contexte… Toutefois, il faut se dire que l’auteure s’est inspirée de faits réels et qu’il est dur d’imaginer que ce genre de chose puisse se produire à notre époque. Je vous le conseille tout de même.
Un extrait :"De l'Australie à l'Afrique du Sud, il n'y a qu'un clic.En quelques heures, l'information s'envole, se pose et puis repart, elle fait le tour du monde, reprise ici et là : C. n'est pas une femme, pas un homme non plus, elle est mieux que ça : hermaphrodite. D'un quotidien australien à la une d'un journal sud-africain, il n'y a qu'un jour."
Aux éditions du Moteur
26 pages
ISBN 978 2 918602 06 4
Note ***/5
1986. John Shelley se réveille après une soirée étudiante à côté de son amie, morte la langue arrachée et le sang coulant à flot, sans avoir aucun souvenir. Vingt ans plus tard, alors qu'il a fini de purger sa peine, une jeune prostituéee est assassinée dans les mêmes conditions. L'enquête promet d'être houleuse, pleine de surprises et horrible pour les trois inspecteurs.
Triptyque est le 6° roman de Karin Slaughter, originaire de Géorgie.
C’est sombre. C’est glauque. C’est sans compassion et pourtant,on est comme happé dans ce gouffre morose à la recherche de la vérité dans cette histoire morbide. Au fil des pages de ce roman découpé en trois tableaux, on se lie d’amitié pour ces personnages aux allures assez communes. Et particulièrement pour John Shelley qui se réveille un matin comme le pire monstre que l’on ai jamais vu. Il se voit devenir adulte derrière les barreaux d’une prison, entre viols et maltraitances, sans jamais vraiment savoir s’il est un véritable criminel. Plus d’amis, une famille qui s’éloigne… Quel gâchis ! Pas évident de se reconstruire une vie un tantinet normale après ça ! Quant aux enquêteurs, ils fouillent, farfouillent et s’interrogent tout en menant de front avec des morceaux de passé qui ne cessent de resurgir. Le voile se lève et les personnalités se dévoilent. Comme si chaque personnage était muni de plusieurs facettes. Les surprises sont nombreuses et il est difficile de s’arrêter en cours de route. Un polar intrigant qui livre son lot de frissons. Avec un langage cru, l’auteur parvient, sans retenue, à nous embarquer dans un flot d’aventures. Amateurs de suspense glaçant, de détails sordides, de criminels impulsifs, ce livre est pour vous !
Aux éditions Le livre de poche
600 pages`
ISBN978 2 25312 6959
Note ****/5
de Katherine Pancol
Le petit dernier de la trilogie de Pancol est arrivé. Nous retrouvons avec plaisir les petites aventures de vie et le destin croisé des pesonnages chouchous de l'auteur. Joséphine tente d'accepter son talent d'écrivain. Shirley fait une belle rencontre. L'ambition d'Hortense finit par payer. Gary trouve sa voie. Zoé est sur un petit nuage. Marcel et Josiane ont mis au monde un enfant prodige. Chacun mène sa petite vie et évolue selon ses propres élans et contraintes. Chamailleries, petits bonheurs, retrouvailles... Pancol reste fidèle à ses deux premiers volets.
Katherine Pancol, professeur de français se fait un jour remarquer par un éditeur qui lui demande d’écrire un roman. Le succès arrive très vite pour la jeune femme. Avec « Les yeux jaunes des crocodiles » et « La valse lente des tortues », elle met en scène des femmes et c’est avec panache et brio qu’elle relève le défi.
Il est rare que j'écrive sur ce blog avant d'avoir fini un livre. Mais il faut bien se rendre à l'évidence : l'ennui et la lassitude ont montré le bout de leur nez dans les pages 600.
Pourtant, dès que l'ai vu en librairie, je me suis précipité dessus. J'ai abandonné mes lectures en cours pour prendre des nouvelles du petit monde de Joséphine. J'y ai pris beaucoup de plaisir en me demandant ce que devenaient ce tas de personnages que j'ai vu grandir. J'ai même apprécié le nouveau style plus frais et plus piquant de l'auteur mais cela n'aura pas suffit à me maintenir en haleine jusqu'au dernier mot. Est-ce le livre de trop ? Ou le fait de savoir que c'est le dernier opus ? Non, je ne sais pas...
Le lecteur a déjà fait le tour plusieurs fois des personnages et leurs aventures ne deviennent qu'anecdotiques. Et comme j'ai tellement aimé les premiers volets, j'ai préféré m'arrêter sur une note positive plutôt que de le faire traîner en longueur sur encore 250 pages. C'est tout de même avec presque émotion que le lecteur dit au revoir à Hortense, Gary, Zoé, Marcel, Josiane, Joséphine, Shirley et les autres... comme s'ils étaient tous devenus des membres à part entière de notre vie. Des amis...
Un extrait : " Cette fois, c'est sûr, je suis complètement dépassée, dit Joséphine à Shirley en revenant se coucher.
Shirley se frotta les yeux et la regarda.
- Qu'est ce que tu fais ? T'es debout en pleine nuit ?
- Je peux te dire que ton fils et ma fille s'envoient en l'air et que ça n'a pas l'air triste !
- Enfin... soupira Shirley en pétrissant son oreiller afin qu'il reprenne sa forme rebondie. Depuis le temps que ça leur pendant au nez !
- Et que Zoé et Gaëtan dorment du sommeil de deux justes et qu'à mon avis, ils ont forniqué...
- AH ? Zoé, aussi?
- C'est tout l'effet que ça te fait ?
- Ecoute, Jo, c'est la vie... Elle l'aime, il l'aime. Réjouis-toi !"
Aux éditions Albin Michel
850 pages
ISBN 978 2 226 20831 6
Note ***/5
Retrouvez sur ce blog la critique des deux premiers volets :
Les yeux jaunes des crocodiles